Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark
<
>

L'irrémédiable, monologue d'une serial killeuse

Quand la société criminalise la maladie mentale

En préparation...

de Delphine GUSTAU

avec Delphine GRANDSART

composition musicale et direction du travail sonore Thierry LOS

scénographie-costume Jibé ASSEY

création lumière, vidéo et régie Mathias BAURET

intervention bord plateau Yacine YAHIAOUI et François BESSE

 

 

L'irrémédiable, c'est Laurence, incarcérée parce qu'elle a tué.

L'irrémédiable, c'est le monologue d'un enfermement physique et mental.

L'irrémédiable transmet la solitude d'une femme prisonnière de sa folie dont le spectateur devient le dépositaire.

Il nous interroge: 

Qui est à l'abri de commettre un jour l'irrémédiable?

La prison peut-elle soigner?

La manière de traiter les détenus n'est-elle pas l'indice de valeur d'une civilisation?

De fait, la question carcérale n'est-elle pas une question sociétale qui nous concerne tous?

 

A l'issue de la représentation, le public pourra échanger avec des anciens détenus autour de ces questions.

 

Une personne détenue sur quatre souffrirait de troubles psychotiques. C’est huit fois plus qu’à l’extérieur. Face à cela, les gouvernements successifs ont fait le choix de faire entrer le soin en prison plutôt que de faire sortir les malades. Faisant fi de ce qui tient autant du principe que du constat : la prison n’est pas, et ne peut pas être, un lieu de soin.

O.I.P, mai 2018

 

EXTRAITS

"L'enfermement du corps, ça me libère pas mal l'âme. Libre de corps, qu'est-ce qu'on fait finalement? On trimballe sa carcasse désincarnée dans des endroits improbables. Alors que tout ramassé comme ça dans un petit coin, le corps devient plus intense. Le corps se met à irradier et il devient un petit socle solide et brûlant. Un socle d'âme quoi."

"Dire ce qui est bien et ce qui est mal, comme si tout ça existait vraiment... Celle qui subit son destin dans l'histoire, c'est quand même moi, alors qu'ils fassent leur boulot pourri et qu'ils me laissent tranquille. Il essaient de disséquer mon cerveau alors que tout ce qui arrive depuis toujours n'est jamais parti que de mon coeur"